trust the light if you want to find your way - feat Ellys

Nyyel Pavlovna is offline
Invité // messages
Mar 13 Nov 2018 04:18
L'obscurité chaleureuse du monde des songes lui était d'un confort des plus agréable. Ce sentiment de confort éphémère que tout être pourchasse ne put que finir par les battements métalliques du réveil. Ses paupières s'ouvrirent lentement, laissant passer les minces filaments de lumière ambré. Ses muscles se contractèrent et s'étirèrent lentement. Ses poumons se remplirent puis se vidèrent dans un doux gémissement. Ses oreilles et sa queue firent quelque va-et-vient. Les mouvements d'un long réveil firent sortir une partie de son corps de sous sa couette, l'exposant à la fraîcheur matinal. Elle resta immobile quelque instant avant de se redresser doucement. La couette glissa de ses épaules à ses jambes. D'un mouvement tout aussi doux, la jeune femme dressa ses bras vers le ciel, les étirant du plus loin qu'il était physiquement possible.

Nyyel prit une longue minute avant de quitter le lit. Elle posa ses pieds nus sur les planches de bois du sol, la fraîcheur de celui-ci la fit légèrement grimacer et le sursaut lui fit relever les pieds. Bien décidée d'affronter ce chemin glacial, la louve se précipita à sa commode où elle prit des chaussettes noires, un jean et pull de coton blanc, qu'elle enfila rapidement. Une fois habillée et au chaud, elle passa de la chambre à la cuisine. Un tout petit peu de sucre, un filet de lait et son café chaud était prêt. Un simple croissant du supermarché fit office de petit déjeuner. La louve s'assit et bu son café matinal devant la fenêtre de sa salle à manger, regardant le quartier qui commençait à s'animer. La chaleur de la boisson lui réchauffait le corps à chaque gorgé, l'odeur stimulait ses narines et le goût ses papilles. Tout comme la journée se finit à l'arrivée de la nuit, ce moment de détente se finit à la dernière gorgée de café. Nyyel posa la tasse sur le comptoir et se dirigea vers l'entrée de son appartement. Elle prit sur la route son portable, ses clefs et son portefeuille, enfila ses bottes et quitta l'appartement.



La journée fut très ensoleillée mais l'astre quittait déjà le vaste ciel. Le boulot à l'agence fut très tranquille. Évidemment que ce fut tranquille, il n'y avait pas âme qui vivent. Elle passa de rue en rue, tourna ici et là et finit sa promenade dans un supermarché de quartier. La devanture du magasin affichait plusieurs affiches de solde. La porte automatique s'ouvrit à l'arrivée de la jeune femme. Elle fit allées après allées, ramassa un pain, quelques légumes, quelques morceaux de viande, une brique de fromage et d'autres petits articles également en solde. Le caissier mit ses articles dans deux sacs et lui donna le prix dont elle s'acquitta. Elle sortit du bâtiment avec ses deux sacs. Le soleil était encore plus bas dans le ciel et la lune était sur le point d'apparaître et la chasser du ciel jusqu'au lendemain. Une jeune femme se tenait devant la boutique, marchant lentement. Son corps semblait si frêle, sa peau si blanche qu'elle aurait put se fondre dans les paysages enneigé de la Russie. Son regard était vide, perdu, voir triste. Quelque chose en elle lui donnait un air d'innocence, comme si elle venait de naître. La réaction de Nyyel fut spontané et elle ne saurait s'expliquer si on lui demandait. Elle avança jusqu'à la jeune femme, la coupa d'un geste doux et avec un doux sourire et son accent russe lui demanda : « Est-ce que ça va ? »
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Ellys Nars is offline
Deimos // 29 messages
Dim 9 Déc 2018 20:09

just tell me what's wrong

no one's gonna care when you are gone so if you're done, you better die young baby

Un,
Le temps qui passe et qui résonne. Mes pas sur les pavés, ces personnes que j’évite parce que le contact me rend malade, me donne envie de pleurer, de fuir, me fait trembler. Ce bourdonnement que représente toute la foule autour de moi quand je cherche un endroit où manger, où chaparder un peu de nourriture, leurs paroles, les mots que je n’entends pas. Je ne les comprends pas. Je n’arrive pas à entendre, comprendre, déterminer ce qu’ils veulent dire, ils me perdent et m’étourdissent et j’étouffe trop. Je ne sais même pas comment je suis supposée me comporter moi, hein ? Qui sont-ils déjà ? Qui sont tous ces gens habillés parfois d’une façon tellement colorée ? Ça me fait mal aux yeux. Je n’ai pas l’habitude.
Deux,
Depuis combien de temps suis-je partie ? Enfin, partie. C’est un bien grand mot pour résumer la situation. J’ai été foutue dehors, c’est bien plus exact. Lancée dans le monde, dans cet univers qui me semble si vaste, comme ça, sans que jamais personne n’ait pris le temps de me prévenir, de m’avertir, de m’expliquer. Faut pas s’étonner après que je sois perdue. Paumée. Le temps passe vite et j’ai pas le temps de réaliser que déjà c’est la nuit. Enfin, oui, c’est ça. C’est bien la nuit, ce moment où on ne voit plus le soleil parce qu’il a décidé d’aller dormir. Je ne me trompe pas, enfin, je ne crois pas que je me trompe. Normalement, c’est bon, je ne dis pas n’importe quoi. Normalement.
Trois,
Je ne sais pas trop quoi faire. Je marche. Je marche sans véritablement buts, je ne sais pas trop pourquoi, ni même où je vais. Je ne sais jamais où je vais de toute façon. Je me perds toujours rapidement, j’oublie où je suis allée à tel moment, parce que ce monde est vaste, parce que ce monde est trop différent d’un lieu à l’autre. Alors je marche. Cinq ou six nuits. Tel est le nombre de nuits qui s’est écoulé. Le temps s’écoule rapidement et parfois un peu trop lentement, me poussant à me poser des questions. Et je respire. Il faut que je prenne le temps de respirer profondément. Autrement, je peux vite devenir étourdie. Il y a ce petit chat noir qui me suit, dont je m’occupe, cet adorable petit être qui va et vient et sait toujours me retrouver peu importe où je me trouve. Je l’aime bien. Ça me fait de la compagnie et c’est agréable. Parce que je suis épuisée. Parce que je suis seule.

Oh, douce solitude. Je ne peux que la connaître, cette fameuse solitude qui étreint mon coeur depuis toujours. D’aussi loin que je me souvienne, j’ai toujours été seule, enfermée dans une chambre dénuée de stimuli visuels. Seule ou traînée par le bras par ces êtres humains tout habillés de blancs, silencieux, qui ne connaissaient pour la plupart pas le mot douceur. Toujours été seule, oui, et je pense que j’ai vite appris à préférer la solitude que les moments où ils se trouvaient à entrer dans ma bulle. Parce que chaque fois que je n’étais plus seule, c’était pour me torturer, faire envoyer mes hurlements se répercuter contre les murs. Et je frissonne. Frissons qui n’ont plus rien à voir avec le froid. J’ai peur. J’étouffe. J’angoisse. Et si on venait me retrouver ? Et si on venait me chercher, et si c’était une erreur, cette fameuse liberté qu’on m’a décerné dans la panique générale ? Je ne veux pas y retourner. Je ne veux pas y retourner, promettez-moi que je n’y retournerais pas. Promettez-moi que plus jamais je ne finirais ainsi enfermée dans une pièce dans laquelle je dois rester jusqu’à ce que je me retrouve à ne plus savoir qui je suis, promettez-moi, je vous en supplie, que je pourrais continuer à observer le monde de mes yeux émerveillés parce que je ne veux plus ressentir cette douleur s’imposant dans tout mon corps.

Et je tremble. Je tremble si violemment en repensant à l’enfer vécu entre ces murs, et je tremble sans pouvoir me calmer. Je me pose contre un mur, personne ne me jette le moindre regard, je ne suis qu’une tâche parmi les autres dans cette foule, et personne ne s’adresse à moi. Je ferme les yeux. J’écoute les enfants qui parlent, j’écoute les adultes qui s’intéressent à tel spécial que je ne comprends pas. Je prends conscience du vent qui souffle sur mon visage, sa fraîcheur. Le temps se précipite et même lorsque le soleil entame sa course effrénée vers l’horizon, il y a toujours des gens. Je parviens à reprendre ma respiration et je recommence à marcher, mes yeux se promenant sur la vitrine des magasins. Lentement. Un. Deux. Trois. Mes pas se répercutent dans ma tête et je continue de marcher. Je peux ressentir la faim tordre mon estomac. Mais ici, je ne peux pas voler. Je recule d’un pas quand une jeune femme vient me couper. Je la détaille brièvement. Je peux voir ses oreilles sur sa tête et ses cheveux blancs. Je comprends qu’elle est comme moi. C’est quoi le mot déjà ? Attends.. Pha- non. Phibas ? Non. Quelque chose qui y ressemble en tout cas. Je baisse mon regard sur le sol et je me balance d’un pied à l’autre. « Je.. euh.. oui, pourquoi ça n’irait pas ? »
feat Nyyel
Awful
Merci à ma Opi ♡
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Sit in circle and stay unspoken, we are powerless. Everybody wants to got to the heaven but nobody wants to die. I can't fear the death no longer, I've died a thousand time.
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joué par
Fantôme
Âme errante
19
Phobos fennec

Nyyel Pavlovna is offline
Invité // messages
Sam 29 Déc 2018 23:11
Que s’était-il passé? Pourquoi avait-elle interrompu la marche de cette inconnue? Nyyel ne comprenait point ses actes. Qu’est-ce qui l’avait poussé à agir ainsi? Elle tenta de trouver la réponse, quelle qu’elle soit, car ce n’était point dans ses habitudes d’agir sans réfléchir, inconsciemment. Qu’est-ce que son inconscient a vu pour produire un tel effet ? Oh.. Et merde. Je laisse tomber. Je vais bien finir par trouver la réponse un jour. Nyyel remit son attention sur la jeune femme. Elle avait fait un pas vers l’arrière. Était-ce de la peur? Mais non, n’importe qui serait surpris après ce que j’ai fait. Nyyel fit de gros efforts pour garder le sourire qui s’affichait sur son visage et cacher ainsi la confusion qui régnait dans son esprit. La jeune femme avait baissé son regard au sol. Son regard paraissait maintenant craintif et ça, Nyyel le voyait. Mais d’où venait cette crainte. Elle ne me connaît pas, n’importe qui pourrait être craintif dans cette situation. Alors que Nyyel était encore dans ses pensées, quelques mots sortirent d’entre les lèvres de la jeune femme, d’une voix tremblante et craintive. Ces mots résonnèrent dans sa tête. Nyyel leva les yeux au ciel, le regard pensant.

L’astre poursuivait sa course vers l’horizon, laissant dans le ciel un dégradé de couleur partant de l’orangé au violacé, éclairant les nuages d’une teinte ambrée et laissant l’obscurité s’étendre sur la ville. Ce spectacle naturel était magnifique, mais les pensées de Nyyel étaient ailleurs. Pourquoi ça n’irait pas ? Cette question résonnait dans sa tête. Pourquoi ça irait ? Cette phrase ressemblait à ce que l’on dit pour cacher un mensonge. Le genre de mensonge qu’elle déteste, ce que son père ne pouvait s’empêcher de faire : tout va bien ! son regard est mort, comme celui qu’avait mon père. Était-ce ça que j’ai vu ? Nyyel baissa à nouveau son regard sur la jeune femme. Son regard était toujours sur le sol. Nyyel prit une bonne inspiration et expira quelques mots. « Et pourquoi ça irait ». Elle ne pouvait pas décrire ce qu’elle ressentait, mais cette jeune femme sortait du lot. Elle faisait tâche. Une tâche que personne ne prêtait attention, mais cette tâche, elle la voyait et elle ne la laisserait pas disparaître. « Le monde ne va pas toujours bien et il existe tout un tas de raisons toutes aussi valable les unes que les autres pour ça. »
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